B  R  I  B  E  S     P O U R   U N E    

 

D A N S E 

 

P O Ė S I E                        

 

 

 

Je te flore

 

tu me faune

 

Je te peau

 

je te porte

 

et te fenêtre

 

tu m'os

 

tu m'océan

 

tu m'audace

 

tu me météorite 

(Gherasim Luca)

 

 

Allant aux fibres du tissage, aux sources de la chimie

 

 

Pour que les lignes de force se montrent dans les blancs

                                                                   

                                                            (Lorand Gaspar)


Des images qui provoquent, des images qui déclenchent

 

  (Bernard Collin)


 

Le corps le plus pesant, la plus fragile coquille,

 

beaucoup de naissances, comme si toutes les images

 

étaient nées c’est vrai, et donnaient naissance et

 

montraient leurs corps

 

(Bernard Collin)
 

Faire valoir cette parole-lieu,

 

et s’apercevoir que l’élocution du texte

 

est une question de diaphragme,

 

de colonne d’air à travers le corps

(Jérôme Game)

 

Pousser cette créativité sur sa pente naturelle,

 

la faire partir en vrille

(Jérôme Game)

 

 


 

J’évoque les absences, les nudités, les matrices

 

 

 (Michel Serres)

 


 

Double toujours est le mouvement :

 

du bout du monde vers moi, 

 

vers le centre de ma vision,

 

puis du centre de ma vision,

 

vers les extrémités du monde

 

(Henri Michaux)

 

échelonnée, le corps qui devient grue, béton, acier, le,

qui lévite, à force de sombrer, chute vers

l’avant, vol plané. Légèreté empierrée de la tige du

pied, épanouie, à l’extension du temps …

 

& par des multipliés. Le voyage,

 (Jérôme Game)

La parole s' elève ondule et tombe.

 

Et c'est une grande blessure, un silence sans tache

 

(Jérôme Game)

 

 

                     

 

Je ne saisirai plus les mots         

 

    

 

  que par les ailes

 

 

 

 

 

(André Gide)

 

ce n'est plus le livre, c'est le monde dans le bruissement  des pages

(Pierre Rottenberg)


 

               

 

celui qui écrit veut dormir dans les bras matinaux 


 et dans la bouche des choses  entre une larme animale et le

 

sourire de l’herbe 

           

                                                                                                                    (Antonio Ramos Rosa)

 

 

 

 

Entendre les bruits c’est être avec le monde

                

 

     son haut silence de gorge grisée de cris     

 

   ( Yves Peyré) 

 

   

 

il y a comme un rêve de mots sans fin de mots répétés,

 

jusqu’au souffle,  un rêve ou un vent

 

 Voici le temps des portes qui se ferment,

 

les mots sont à l’abri, 


 ils passent le grand hiver dans leur coquille.

 

Ils dormiront.


Ils confondront le mensonge et l’amour.

 

 

à nouveau regarde

 

une rage te prend de donner au mot la place

 

qu’il réclame, piaffant au bord du clavier

 

dans ta tête à bout des doigts

 

dans le souffle blanc de l’hiver

 

tu cherche les vocables de la nécessité.

                                                                         

 

(Claude Beausoleil)

 

 


 

 

 

 La poésie est une guérilla de mouches et d’abeilles

(Serge Pey)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La poésie est une guérilla de mouches et d’abeilles

(Serge Pey)

 

celui qui écrit veut dormir dans les bras matinaux  et dans la bouche des choses

                        entre une larme animale et le sourire de l’herbe            

                                                                                                                     (Antonio Ramos Rosa)

 

Entendre les bruits c’est être avec le monde

                                     son haut silence de gorge grisée de cris     

 

   ( Yves Peyré ) 

 

   

 

il y a comme un rêve de mots sans fin de mots répétés,

jusqu’au souffle,  un rêve ou un vent

 

 Voici le temps des portes qui se ferment,

les mots sont à l’abri,  ils passent le grand hiver dans leur coquille. Ils dormiront.

Ils confondront le mensonge et l’amour.

 

 

à nouveau regarde une rage te prend de donner au mot la place qu’il réclame, piaffant au bord du clavier dans ta tête à bout des doigts dans le souffle blanc de l’hiver tu cherche les vocables de la nécessité.