Suivre

la marche du langage,

 le pontque tend cette image

(O.Paz)

 

 

             LE DISPOSITIF      

                                     notes Giovanna

                                          

                                             

 

Les mots zèbrent l’espace, creusent des

 

images.

 

Les images précipitent, s’incorporent

 

Le « tissage » de la langue, par ses fibres et

 

sa texture, s’articule à celui du corps.

 

Le flux des mots se verse et se prolonge sur

 

le flux de la danse.

 

La lecture se mêle aux gestes.

 

L’objet livre s’imbrique au corps.

Le texte est partition imaginaire et sonore.

 

Un rythme sémantique et sensoriel, est

contenu dans chaque phrase-image :

un « rythme de vie et d’existence»

 

(Merleau-Ponty) 

 

 

Le corps écrit, dessine, compose, impose,

 

 

suppose, dépose, efface, informe,

 

 

déforme, donne forme, prend forme… 

 

 

 

 

Le mot rencontre ainsi diverses enveloppes, se dépose

 

dans l’espace, circule à proximité des corps des

 

spectateurs, dicte un pli, sculpte un geste, ouvre un

 

angle de vue. Ce faisant, les mots trouvent une autre

 

vie, un autre support de re-écriture.

 

 

La danse s’offre comme vecteur de ces chemins.

 

Surface d’inscription, elle se fait traverser par les mots et

 

distille les images perçues.

 

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L’ A C T E   P O E T I Q U E

 

 

 

                    

                                                         définition  donnée par BETTY BERTRAND 

 

La poésie est envisagée comme l’œil de la terre

 

 

et la danse   comme  le souffle de la Terre.

 

De la rencontre entre l’œil et le souffle,

émerge l’acte poétique

 

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IMAGE VEUT DIRE CORPS

 

La perméabilité et le croisement entre deux langages –

 

danse et poésie – fonde la pensée artistique de

 

D I R A D À.

 

 

La Cie interroge les convergences entre ces deux

 

processus fascinée par la possibilité de faire «glisser » un

 

langage sur l’autre.

 

           

             Comment la poésie peut-elle nourrir l’imagination du danseur ?

 

 

 

Comment l’acte de lecture peut-il s’unir au corps

en mouvement ?

 

Comment les mots peuvent déclencher une trajectoire?

 

Comment un univers peut-il se définir « poétique »?

 

 

 

 

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TRAVAIL SUR LES TEXTES

 

 

 

Les deux membres de la Cie, Betty Bertrand et Giovanna Parpagiola, sont complices dans une commune recherche de textes d’auteurs contemporains qui nourrissent ces questions. Attentives à une dimension corporelle du mot, elles explorent les matériaux textuels.

 

 

 

 

 

 

Nous travaillons à partir des textes d’auteurs contemporains comme :

 

 

 

 

Jean-Luc Parant, pour son écriture cyclique et processuelle, qui se construit comme un flux infini ;

 

Christophe Tarkos pour son écriture élastique;

 

André du Bouchet pour sa parole surgie de l’espace;

 

Gherasim Luca pour ses inventives images « devenues corps » ;

 

Octavio Paz pour ses images engagées et profondément

telluriques,

 

                                   et d’autres encore ...